Contrat de location meublé en ligne : le générateur qui vérifie d’abord que votre meublé en est un

Il manque un seul des onze meubles du décret du 31 juillet 2015 ? Votre bail d’un an peut être requalifié en bail vide de trois ans. Cochez la liste ci-dessous : vous obtenez le verdict, puis l’inventaire à signer que l’article 25-5 impose d’annexer au bail — celui que les modèles vierges vous laissent rédiger seul. Vérificateur, inventaire imprimable, formulaire et aperçu complet du bail : gratuits, sans compte. Seul le PDF du bail est payant (6,90 €).

Vérificateur de conformité du mobilier

Le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 fixe onze éléments. La règle est binaire : les onze y sont, c’est un meublé ; il en manque un, le logement n’est plus « meublé » au sens de l’article 25-4 de la loi du 6 juillet 1989. Cochez ce que vous fournissez réellement.

  1. Le piège : un matelas nu ne suffit pas. Le décret cite expressément la couette ou la couverture. Draps et oreillers, en revanche, ne sont pas exigés par le texte.

  2. Le piège : volets, stores ou rideaux, mais dans les chambres. Un beau rideau au salon ne rattrape pas une chambre dont la fenêtre reste nue. À l’inverse, rien n’est exigé pour le séjour.

  3. Le piège : le micro-ondes ne remplace pas les plaques, les deux items sont distincts. Le nombre de feux n’est pas imposé.

  4. L’un ou l’autre, au choix. C’est, avec le froid, le seul item que le décret laisse en alternative.

  5. L’oubli n°1. Le petit frigo de bureau sans compartiment freezer fait tomber la conformité à lui seul. C’est aussi le seul item où le décret pose un chiffre : −6 °C.

  6. Le décret ne fixe aucune quantité. Le seul repère opposable en cas de litige, c’est votre inventaire signé : indiquez les nombres (6 assiettes plates, 6 creuses, 6 verres…).

  7. Aucune liste officielle non plus. Casserole, poêle, couteau, planche, ouvre-boîte : de quoi cuisiner ce que les plaques permettent de cuire.

  8. « Sièges », au pluriel. Un tabouret unique dans un T2 loué à deux personnes est attaquable.

  9. Le texte dit « étagères ». Un placard mural vide, sans tablette, ne coche pas la case.

  10. À lire de près : le décret écrit « Luminaires », point. Il n’exige nulle part « un luminaire par pièce », contrairement à ce qu’on lit partout. Reste que la décence (décret n° 2002-120) impose un éclairage suffisant : prévoyez un point lumineux fonctionnel dans chaque pièce, c’est plus prudent que malin.

  11. Le seul item à géométrie variable : balai et serpillière suffisent pour du carrelage, un aspirateur devient nécessaire si vous laissez de la moquette.

Cochez les éléments présents dans le logement.

Générer mon bail meublé (aperçu gratuit)

Le vérificateur tourne dans votre navigateur : rien n’est envoyé, rien n’est enregistré. Les éléments cochés alimentent directement l’annexe imprimable ci-dessous — quantités, état, observations, blocs de signature. C’est la pièce que le juge demandera, et c’est gratuit, sans compte.

Mobilier incomplet : ce que vous risquez vraiment

En résumé : si le mobilier ne permet pas au locataire d’y « dormir, manger et vivre convenablement » (article 25-4 de la loi n° 89-462), le juge écarte le régime du meublé et applique celui du bail vide. Le contrat n’est pas annulé : il est requalifié, et c’est le bailleur qui perd sur toute la ligne.

C’est le seul risque qui distingue vraiment le meublé du vide, et curieusement personne ne le chiffre. Voici ce qui change concrètement le jour de la requalification.

Conséquences d’une requalification du bail meublé en bail vide
Ce qui changeMeublé conformeRequalifié en bail vide
Durée d’engagement du bailleur1 an3 ans — le congé donné au bout d’un an est sans effet, le locataire reste
Dépôt de garantie2 mois de loyer hors charges1 mois maximum : le trop-perçu est restituable
Préavis du locataire1 mois3 mois (1 mois en zone tendue)
Préavis du bailleur3 mois avant le terme6 mois avant le terme
FiscalitéMicro-BIC, abattement 50 %Micro-foncier, abattement 30 %, plafond 15 000 €

Deux requalifications distinctes peuvent d’ailleurs vous tomber dessus, et on les confond souvent. La requalification civile vient du juge, saisi par le locataire : elle porte sur la durée, le dépôt et les préavis. La requalification fiscale vient de l’administration, qui vérifie de son côté que le logement est loué « garni de meubles suffisants » (BOI-BIC-CHAMP-40-10) : elle bascule vos recettes des BIC vers les revenus fonciers, et vous passez de 50 % à 30 % d’abattement. Un frigo sans compartiment à −6 °C peut donc coûter à la fois deux ans d’engagement et 20 points d’abattement.

Qui doit prouver quoi ? Celui qui invoque le régime meublé doit l’établir (article 1353 du code civil). Autrement dit : vous. Sans inventaire signé des deux parties le jour de la remise des clés, vous vous présentez devant le juge sans preuve, face à un locataire qui a des photos. D’où l’insistance du décret n° 2015-587 sur l’inventaire annexé.

Générer un bail meublé avec inventaire en annexe →

Meublé ou vide : le tableau de décision

Le meublé n’est pas « du vide avec des meubles ». C’est un régime séparé (titre Ier bis de la loi du 6 juillet 1989) avec ses propres durées, ses propres plafonds et sa propre fiscalité.

Bail meublé et bail vide : les six différences qui comptent
MeubléVide
Durée minimale (bailleur particulier)1 an (9 mois pour un étudiant)3 ans
Dépôt de garantie2 mois hors charges1 mois hors charges
Préavis du locataire1 mois partout3 mois, réduit à 1 mois en zone tendue
Préavis du bailleur3 mois avant le terme6 mois avant le terme
ChargesAu réel ou au forfait (article 25-10)Au réel uniquement (sauf colocation)
Fiscalité par défautMicro-BIC : abattement 50 %Micro-foncier : abattement 30 %

Le forfait de charges est le détail qu’on sous-estime. En meublé, vous pouvez annoncer « 620 € + 40 € de charges au forfait » et ne jamais faire de régularisation annuelle. En vide, c’est interdit : provisions + régularisation avec justificatifs. Pour un studio, ça vous économise une soirée de calculs par an et par lot.

Les trois baux meublés : classique, étudiant, mobilité

« Bail meublé » désigne en réalité trois contrats différents. Choisir le mauvais, c’est soit s’engager trop longtemps, soit signer un bail attaquable parce que le locataire n’y avait pas droit.

Comparatif des trois régimes de bail meublé
Meublé classiqueBail étudiantBail mobilité
Durée1 an9 mois1 à 10 mois
ReconductionTacite, par périodes d’un anAucune : le bail s’éteint au termeAucune ; modifiable une fois, sans dépasser 10 mois au total
Dépôt de garantie2 mois maximum2 mois maximumInterdit (article 25-14)
Préavis du locataire1 mois1 mois1 mois
Qui peut en bénéficierTout locataire en résidence principaleÉtudiant, sur justificatifFormation professionnelle, études supérieures, apprentissage, stage, service civique, mutation ou mission temporaire
ChargesRéel ou forfaitRéel ou forfaitForfait obligatoire

Le bail mobilité (créé par la loi ELAN n° 2018-1021, articles 25-12 à 25-18 de la loi de 1989) est le plus mal utilisé des trois. Sans dépôt de garantie et non renouvelable, il n’a d’intérêt que si votre locataire entre dans l’un des cas listés — et vous devez conserver son justificatif. Un bail mobilité signé avec un locataire qui n’y a pas droit se requalifie… en bail meublé d’un an. Vous vouliez louer trois mois, vous êtes engagé douze.

Le bail étudiant, lui, a un avantage silencieux : pas de tacite reconduction. Au terme des neuf mois, le logement est libre, sans congé à donner ni motif à justifier. C’est le seul bail d’habitation qui s’arrête tout seul. Il a aussi ses propres règles de garant (le seul cas où le bailleur peut cumuler caution et assurance) et de colocation : tout est détaillé sur notre page dédiée au contrat de location étudiant.

Les annexes obligatoires du bail meublé

Le bail signé sans ses annexes est incomplet, et certaines omissions se paient : un diagnostic manquant peut engager votre responsabilité, et l’absence de notice d’information prive le contrat d’un élément imposé par le décret n° 2015-587 du 29 mai 2015.

  • Inventaire et état détaillé du mobilier, signé des deux parties — spécifique au meublé (article 25-5).
  • État des lieux d’entrée, contradictoire, annexé au bail (article 3-2).
  • Notice d’information relative aux droits et obligations des parties (décret n° 2015-587, arrêté du 29 mai 2015).
  • Dossier de diagnostic technique : DPE (valable 10 ans), état des risques (ERP, moins de 6 mois à la date de signature), CREP si l’immeuble est antérieur à 1949, état de l’installation de gaz et d’électricité si elle a plus de 15 ans.
  • Extraits du règlement de copropriété concernant la destination de l’immeuble et la jouissance des parties communes, si le logement est en copropriété.
  • Acte de cautionnement, si vous demandez une caution solidaire.
  • Autorisation préalable de mise en location, dans les communes qui l’ont instaurée (permis de louer).

Notre générateur liste ces annexes dans le bail et ajuste la liste selon vos réponses (meublé, copropriété). Il ne fabrique ni le DPE ni l’état des lieux : le DPE vient d’un diagnostiqueur certifié, l’état des lieux se fait sur place. Autant le dire franchement plutôt que de vous le laisser découvrir après paiement.

DPE : le calendrier qui décide si vous avez encore le droit de louer

En résumé : depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être mis en location en France métropolitaine. La classe F suivra au 1er janvier 2028, la classe E au 1er janvier 2034 (loi Climat et Résilience n° 2021-1104). Le meublé est concerné exactement comme le vide : le critère est la résidence principale, pas le mobilier.

Calendrier de la décence énergétique (France métropolitaine)
DateClasse minimale exigéeInterdit à la location
1er janvier 2025FG
1er janvier 2028EF et G
1er janvier 2034DE, F et G

Deux points que les pages concurrentes oublient. D’abord, l’interdiction ne frappe pas seulement les nouveaux baux : elle s’applique aussi au renouvellement et à la reconduction tacite. Or un meublé se reconduit tacitement tous les ans, contre tous les trois ans pour un bail vide. Un propriétaire de meublé classé G tape donc le mur trois fois plus vite. Ensuite, depuis le 24 août 2022, le loyer d’un logement F ou G ne peut plus être révisé, même si le bail contient une clause d’indexation : l’IRL ne s’applique plus. Votre passoire est gelée avant d’être interdite.

Dépôt de garantie : 2 mois, et surtout la restitution

Le dépôt est plafonné à 2 mois de loyer hors charges en meublé (article 25-6). Hors charges : sur un loyer de 620 € + 40 € de charges, le plafond est 1 240 €, pas 1 320 €. C’est une erreur fréquente et elle se retourne contre le bailleur.

La restitution est le vrai terrain de conflit. Le délai est de 1 mois si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, 2 mois s’il y a des retenues, qui doivent être justifiées (devis, facture). Passé ce délai, la somme due au locataire est majorée de 10 % du loyer mensuel hors charges par mois de retard commencé (article 22 de la loi de 1989). Un retard de trois mois sur un loyer de 620 € vous coûte 186 € : plus cher que le PDF, la peinture et le week-end perdu.

En copropriété, vous pouvez conserver une provision de 20 % maximum du dépôt jusqu’à l’arrêté annuel des comptes. C’est un droit, rarement utilisé, et il évite d’avoir à courir après une régularisation de charges.

Réviser le loyer : l’IRL, avec le calcul posé

Pas de clause de révision dans le bail, pas de révision. Ce n’est pas un détail de rédaction : l’article 17-1 conditionne l’indexation à une clause expresse. Si vous l’oubliez, votre loyer est figé pour toute la durée du bail et de ses reconductions.

La formule est : nouveau loyer = loyer en cours × IRL du trimestre de référence de l’année en cours ÷ IRL du même trimestre de l’année précédente.

Exemple avec les derniers chiffres publiés. Loyer de 750 € hors charges, clause de révision au 1er septembre, trimestre de référence inscrit au bail : le 2e trimestre. L’IRL du 2e trimestre 2026 est de 148,37 (publié par l’Insee le 10 juillet 2026, +1,15 % sur un an), celui du 2e trimestre 2025 était de 146,68.
750 × 148,37 ÷ 146,68 = 758,64 €, soit +8,64 € par mois et +103,68 € sur l’année.

Deux garde-fous : la révision n’est pas rétroactive au-delà d’un an (si vous l’oubliez pendant deux ans, la première année est perdue), et elle est bloquée pour les logements classés F et G. Et non, un loyer « révisé » ne se négocie pas : ou la clause existe et le calcul s’impose, ou elle n’existe pas.

Encadrement des loyers : huit territoires, et une date qui approche

Au-delà de la révision, certaines communes plafonnent le niveau du loyer au mètre carré. L’encadrement s’applique à Paris, Lille (avec Hellemmes et Lomme), aux communes de Plaine Commune et d’Est Ensemble en Seine-Saint-Denis, à Lyon, Villeurbanne, Bordeaux, Montpellier, et à 24 communes de l’agglomération Pays Basque (décret n° 2023-981) depuis le 25 novembre 2024.

Le point utile pour un bailleur de meublé : les arrêtés préfectoraux fixent des loyers de référence distincts pour le meublé et le non-meublé, plus élevés pour le meublé. La « prime » du meublé n’est donc pas une légende de forum, elle est écrite dans l’arrêté de votre ville — allez y lire votre quartier, votre nombre de pièces et votre époque de construction avant de fixer le loyer. En cas de dépassement, le préfet met en demeure, impose le remboursement du trop-perçu et peut prononcer une amende administrative allant jusqu’à 5 000 € pour un particulier (15 000 € pour une société).

À surveiller cette année : l’expérimentation, prolongée par la loi n° 2022-217, court jusqu’au 24 novembre 2026. Sans nouvelle prolongation votée d’ici là, les arrêtés en vigueur tombent. Si vous signez un bail de meublé à l’automne 2026, c’est la règle applicable à la date de signature qui compte.

Fiscalité LMNP : les chiffres 2026 (et pourquoi les autres pages se contredisent)

En résumé : vous êtes loueur en meublé non professionnel (LMNP) tant que vos recettes locatives meublées restent sous 23 000 € par an, ou qu’elles ne dépassent pas les autres revenus d’activité du foyer. Au micro-BIC, l’abattement forfaitaire est de 50 % (minimum 305 €).

Sur le plafond du micro-BIC, vous allez lire tout et son contraire, parce que le seuil vient de changer. Les seuils sont revalorisés tous les trois ans, et la loi de finances pour 2026 a fixé la nouvelle borne triennale. Concrètement :

Plafond du micro-BIC en location meublée de longue durée
Recettes de l’annéePlafond micro-BICAbattementDéclarées au printemps
202577 700 €50 %2026
2026 à 202883 600 €50 %2027 à 2029

Les pages qui affichent encore 77 700 € pour 2026 recopient le seuil de la période précédente ; celles qui annoncent 70 000 € confondent avec un autre régime. Attention aussi : ces chiffres valent pour la location meublée de longue durée, celle dont parle cette page. Le meublé de tourisme non classé relève d’un régime nettement moins favorable depuis la loi du 19 novembre 2024, avec 30 % d’abattement et un plafond de 15 000 €. Ne transposez pas.

Dernière chose, souvent mal comprise : dépasser le plafond une seule année ne vous bascule pas au régime réel. Le passage n’est obligatoire qu’après deux années consécutives au-dessus.

Les clauses que vous n’avez pas le droit d’écrire

L’article 4 de la loi du 6 juillet 1989 répute « non écrites » certaines clauses : elles ne produisent aucun effet, même signées, même acceptées de bon cœur par le locataire. Les plus fréquentes dans les modèles Word qui circulent :

  • imposer le prélèvement automatique ou la retenue sur salaire comme mode de paiement du loyer ;
  • interdire au locataire d’héberger qui il veut, ou d’exercer une activité politique, syndicale ou associative ;
  • résilier le bail pour un motif étranger au contrat (une condamnation pénale, par exemple) ;
  • faire payer au locataire l’état des lieux, sauf le cas où il est établi par huissier faute d’accord ;
  • rendre le locataire responsable de plein droit de dégradations qu’il n’a pas causées ;
  • imposer une assurance auprès d’un assureur choisi par le bailleur ;
  • faire supporter au locataire les honoraires du bailleur ou les frais de recouvrement.

Une clause réputée non écrite n’annule pas le bail : elle tombe, le reste tient. Mais elle abîme votre dossier le jour où vous devez convaincre un juge que le reste de votre contrat est sérieux.

Ce qui est gratuit ici, ce qui est payant, et quand ne pas payer

La requête qui vous a amené ici dit sans doute « gratuit », alors soyons carrés.

  • Gratuit, sans compte : le vérificateur ci-dessus, l’annexe « inventaire et état détaillé du mobilier » à imprimer ou enregistrer en PDF (celle que l’article 25-5 rend obligatoire), le formulaire complet du générateur, l’aperçu intégral du bail clause par clause, et le brouillon enregistré dans votre navigateur.
  • Payant : le PDF téléchargeable et imprimable, à 6,90 € TTC en paiement unique, ou 29 € TTC par an en illimité si vous gérez plusieurs lots. Le prix est le même avant et après le clic, il n’y a pas de frais de service surprise.

Et le conseil qu’un vendeur ne donnerait pas : le contrat-type officiel du décret n° 2015-587 est téléchargeable gratuitement sur service-public.fr. Si vous louez un seul studio, que vous êtes à l’aise pour remplir un formulaire administratif et que vous n’avez pas peur d’une case oubliée, prenez-le, il est bon et il ne coûte rien. Payez-nous 6,90 € quand vous voulez que les 25 champs soient reportés au bon endroit, que la durée passe automatiquement à un an dès que vous cochez « meublé » (on a délibérément gardé un an par défaut plutôt que neuf mois : le bail étudiant est un choix, pas une valeur par défaut), et que la liste des annexes s’adapte à votre situation.

Créer mon bail meublé — aperçu gratuit, PDF 6,90 €

Questions fréquentes sur le bail meublé

Quels meubles sont obligatoires dans une location meublée ?

Onze éléments, fixés par le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 : literie avec couette ou couverture, occultation des fenêtres des chambres, plaques de cuisson, four ou micro-ondes, réfrigérateur avec compartiment à −6 °C minimum, vaisselle, ustensiles de cuisine, table et sièges, étagères, luminaires, matériel d’entretien adapté au logement.

Que risque-t-on si le mobilier est incomplet ?

La requalification en bail vide. Le bailleur se retrouve engagé pour 3 ans au lieu d’un, doit rembourser le dépôt de garantie au-delà d’un mois de loyer, doit un préavis de 6 mois, et perd l’abattement micro-BIC de 50 % au profit du micro-foncier à 30 %. Le congé donné au terme d’un an devient sans effet.

Un réfrigérateur simple suffit-il pour un meublé ?

Non. Le décret exige un réfrigérateur et un congélateur, ou au minimum un réfrigérateur doté d’un compartiment permettant une température inférieure ou égale à −6 °C. Un mini-frigo de bureau sans freezer rend le logement non conforme à lui seul.

Quelle est la durée d’un contrat de location meublé ?

Un an, reconductible tacitement, quand le bailleur est un particulier. Neuf mois non renouvelables pour un locataire étudiant. De un à dix mois pour un bail mobilité, réservé à des situations précises (études, stage, mutation, mission temporaire, formation).

Quel dépôt de garantie en meublé et quand faut-il le rendre ?

Deux mois de loyer hors charges au maximum. La restitution intervient dans un mois si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, deux mois en cas de retenues justifiées. Au-delà, le bailleur doit 10 % du loyer mensuel par mois de retard commencé.

Le locataire d’un meublé peut-il partir quand il veut ?

Oui, à tout moment, avec un préavis d’un mois, sans avoir à se justifier, partout en France. Le bailleur, lui, ne peut donner congé que pour le terme du bail, avec un préavis de trois mois et un motif légitime : reprise pour habiter, vente, ou motif légitime et sérieux.

L’inventaire du mobilier est-il obligatoire ?

Oui. L’article 25-5 de la loi du 6 juillet 1989 impose un inventaire et un état détaillé du mobilier, établi contradictoirement et annexé au bail, à l’entrée comme à la sortie. Sans lui, vous n’avez aucune preuve que le logement était meublé le jour de la remise des clés.

LMNP ou LMP : où est la frontière ?

Vous êtes LMNP tant que vos recettes meublées annuelles restent sous 23 000 €, ou qu’elles ne dépassent pas les autres revenus d’activité de votre foyer fiscal. Les deux conditions doivent être franchies pour basculer en loueur professionnel (LMP), avec ses cotisations sociales.

Qui paie la taxe d’habitation dans un meublé ?

Personne, si le logement est la résidence principale du locataire : la taxe d’habitation a été supprimée sur les résidences principales depuis 2023. Elle reste due par le propriétaire, en tant que taxe sur les résidences secondaires, pour un meublé loué à la nuitée ou à la semaine.

Peut-on louer un meublé classé G en 2026 ?

Non, en France métropolitaine. Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G n’est plus considéré comme décent : cela vaut pour les nouveaux baux, mais aussi au renouvellement et à la reconduction tacite, qui intervient chaque année en meublé.

Comment fonctionne une colocation meublée ?

Deux options : un bail unique signé par tous, généralement avec clause de solidarité, ou un bail par colocataire portant sur sa chambre plus les parties communes. La solidarité d’un colocataire sortant prend fin six mois après l’effet de son congé, ou plus tôt si un remplaçant est inscrit au bail.

Sources

Chaque affirmation chiffrée de cette page vient de l’un de ces textes ou publications. Aucun chiffre n’a été estimé.

Continuer